3) La synchronisation du rythme circadien


3) La synchronisation du rythme circadien :

 
Comme nous l'on prouvé les expériences de Michel Siffre, notre corps génère un rythme circadien.
 
Ce rythme est de 23h30 ou 24h30 selon notre chronotype. 
Or, ce rythme est « corrigé » tout les jours, car sans cela, nous avancerions ou retarderions notre rythme quotidiennement.
Par exemple, une personne de type « lève tard », se coucherait ½ heure plus tard tous les jours.

Chaque homme aurait ses heures de lever et de coucher en décalage par rapport à celles de ses proches, et vivrait complètement indépendamment du temps « extérieur » c'est à dire de l’alternance jour/nuit. Les hommes dormiraient tantôt le jour tantôt la nuit, il deviendrait très difficile d'organiser une vie en société.
 
Heureusement, la lumière permet la synchronisation de l'horloge biologique avec le monde extérieur !
 
Nous savions déjà que des cellules photoréceptrices dans l’œil: les cônes et les bâtonnets, détectent la lumière. Cela est possible grâce à des
opsines : des pigments absorbant préférentiellement une longueur d'onde.
Dans les cônes, il y a ou des opsines rouges, ou des bleues ou des vertes ; tandis que dans les bâtonnets, il y a de la rhodopsine qui nous permet de voir les nuances de gris. 

L'énergie lumineuse est ensuite convertie en influx nerveux. Le message est ensuite transmis au cortex cérébral par le biais des axones des cellules ganglionnaires (la prolongation des axones forme le nerf optique).
                                                                         Capture 4
                                                                                   La lumière : de la rétine jusqu'au cerveau

Ce que nous ignorions c'est que 2 % des cellules ganglionnaires nécessaires à la transmission de l'information étaient également des récepteurs lumineux.
Ces cellules ganglionnaires, contiennent un pigment, la mélanopsine, particulièrement sensibles aux longueurs d'ondes bleues. Ainsi elles détectent la lumière du jour.

Les
axones de ces cellules sont reliés à notre horloge biologique : une structure composée des deux noyaux surprachiasmatiques (au dessus du chiasma optique).  
            
                                  
                      Le trajet de l'information visuelle jusqu'à l'horloge biologique (en orange)
 
Par conséquent, lorsqu’il fait jour, l'horloge biologique en est informée via par impulsions électriques.
Lorsque la nuit tombe, les noyaux suprachiasmatiques en sont informés par l'absence de messages venant des cellules ganglionnaires.
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